anarcho
< 081117:1614 #22538# pager conspiration Une [13 min] alterinfo

Notez la date !!! Un mois avant le coup de filet contre la "mouvance anarcho autonome", la Ministre de l'Intérieur bombait le torse et se mettait en valeur (à un moment où Sarkozy parlait ouvertement de la virer au prochain remaniement)...
Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste
(Alain Gresh - Le Monde Diplomatique - 1er Octobre 2008)
Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde du 1er octobre, et intitulée « Les démocraties face au terrorisme », Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, développe sa pensée. Et, pourrait-on dire, tous les poncifs de la doxa sécuritaire face à l'islamisme et au terrorisme.
« Le terrorisme est l'ennemi commun des démocraties. L'islamisme radical n'est certes pas le seul en cause, il demeure toutefois une priorité. Depuis plus de six ans, comme ministre de la défense puis de l'intérieur, j'en ai suivi les modalités, les évolutions et hélas les manifestations. Certaines réalités ne sont pas inutiles à rappeler. »
Le terrorisme, « un ennemi commun » ? Qu'y a-t-il de commun entre Al-Qaida, l'ETA basque, les Tigres tamouls ? En réalité, le seul ennemi, dans l'esprit de la ministre, c'est bien l'islamisme radical.
« La première est que la France est une cible potentielle, car ses valeurs : liberté, tolérance, respect des femmes, laïcité, droits de l'homme, sont en opposition avec celles de l'intégrisme. Elle n'est pas plus menacée que d'autres : ces dernières années ont vu plus d'attentats dans les pays musulmans qu'en Europe. Elle ne l'est pas moins : le démantèlement de réseaux et les arrestations d'islamistes sur notre sol le montrent. »
C'est une reprise sans aucune nuance du discours du président Bush : « ils » nous haïssent non pas à cause de notre politique, mais à cause des valeurs que nous représentons. A quoi Oussama Ben Laden répondait en substance que, si sa haine était dirigée en priorité contre la démocratie et les libertés, son principal objectif serait la Suède, et non les Etats-Unis. Ce type de raisonnement américain, repris par la ministre, a pour avantage (si l'on peut dire) qu'il dispense de toute réflexion sur les effets de la politique américaine ou occidentale dans le monde musulman.
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LA TECHNIQUE DU CONTRE-FEU POUR BANALISER LA CIRCULATION D'INFORMATIONS SENSIBLES.
(Laurent Ott - Groupe CLARIS - 25/09/2008)
La controverse actuelle concernant le fichier Edvige rappelle sur bien des points ce qui s'était opéré avec « Bases Elèves » (le fichier centralisé obligatoire sur les enfants scolarisés qui remplace les fichiers tenus et gérés dans les écoles)(1). Le déroulement des événements semble en effet suivre le même scénario, la même technique de contre-feu : une première version du projet suscite et focalise sur des points très précis une énorme émotion. Pour « Bases Eleves », il s'est agi du volet « nationalité » du registre obligatoire. Pour Edvige, c'est la question des informations possibles sur « l'orientation sexuelle » qui tient le même rôle.
Après quoi, ces points très précis et très controversés sont officiellement « abandonnés » ou remis à plus tard et les fichiers se généralisent et s'appliquent.
En ce qui concerne Bases Elèves, le champ à remplir sur les difficultés éducatives et les rééducations suivies ou conseillées pour l'enfant avaient également fait problème. Officiellement, il n'en serait plus question, même si le registre étant en place et échappant aux écoles (il est centralisé), les dits champs pourraient réapparaître demain sans qu'on puisse y faire grand-chose.
Mais cela ne sera peut être pas nécessaire : la difficulté scolaire des enfants peut faire l'objet d'une circulation non contrôlée d'informations entre l'administration et les enseignants, en passant par de tout autres canaux.
Le ministère de l'Education Nationale a décidé, en effet, dès cette rentrée scolaire, de réaffecter une partie des heures supprimées le samedi matin à la mise en place de 60 heures annuelles « d'aide aux élèves rencontrant des difficultés scolaires ». Ces heures d' « aide personnalisée » contrairement aux aides spécialisées seront dispensées par un enseignant généraliste en dehors du temps scolaire des élèves.
Or, les enseignants étant tenus de justifier de l'emploi de ce temps supplémentaire, certains Inspecteurs ont semble t il demandé aux établissements de communiquer les listes des élèves faisant l'objet de soutien.
Si le champ « suivi au RASED (2)» posait légitimement problème dans le cadre de Bases Elèves, on voit que la circulation éventuelle de ces informations concernant le soutien sont tout aussi problématiques d'autant que ces échanges peuvent s'opérer sans contrôle, de façon désordonnée ou pour tout autre motif.
On voit se banaliser à bas bruit un ensemble de pratiques qui risquent de constituer de solides « ornières » pour les enfants ainsi repérés. En invitant à mettre en avant la difficulté de ces enfants pour justifier leur travail ou activité, le risque est grand d'objectiver et d'ériger des problématiques sociales, passagères, circonstancielles, en problèmes scolaires avérés.
L'individualisation pédagogique prônée, et à l'oeuvre actuellement dans l'Education Nationale, risque rapidement de constituer de nouveau des filières, et en attendant de faire les preuves d'une quelconque utilité... de justifier la séparation et l'inégalité des ambitions.
(1) Ce fut aussi le cas en 2007 avec la loi réformant le droit des étrangers et les « fameux » tests ADN.
(2) Les Réseaux d'aide spécialisés sont des dispositifs spécifiques de soutien et de suivi des élèves en difficulté à l'école. ?
groupeclaris
TARNAC : QUAND LES "ANARCHO RÉVOLUTIONNAIRES POTENTIELLEMENT TRÈS VIOLENTS" DEVIENNENT ÉPICIERS
Vous vous rendez compte ! Ils n'ont pas fait appel aux banques pour avoir un crédit !!! Ils pratiquent le troc !!!! Ils ne sont pas interessés par le profit à tout va !!!!
On comprend mieux la hargne de la société (et des nombreux commentateurs sur ce blog) contre de tels dangereux individus...
En fait, la petite bande de Tarnac et ailleurs était une cible idéale pour la police. Une façon de se faire un petit coup de pub sans grand danger... Tout comme, dans les années 70, Marcellin criminalisait les communautés pour renforcer le pouvoir policier ("il faut bien qu'on vous protège contre ces barbus chevelus dangereux madame...") et manipulait les grenouilles dans la mare d'extrème gauche pour maintenir la "stratégie de la tension"...
Et on ne parlera même pas des manoeuvres des bureaucrates du Parti Communiste, toujours d'accord pour discréditer (ou exploser la gueule) des "gauchistes" qui risquaient de pervertir l'esprit des braves travailleurs. De "Hitlero-trotskisss" à "Fils-à-papa", on a tout entendu... et on en retrouve des accents dans les commentaires...
Il est devenu plus difficile d'agiter le spectre des banlieues, parce que cela risque de déclencher de nouvelles émeutes qui rappelleraient de mauvais souvenirs à notre Président-Suprême. Alors on se rabat sur une cible plus facile, qui ne risque pas de riposter, ou alors avec une force de frappe nettement plus faible. Pour le pouvoir, il vaut mieux encore une bombe dans un RER qu'une émeute des banlieues. Un bon petit attentat anarchiste, de temps en temps, ça maintient la peur chez les électeurs et les incite à aller se réfugier dans les bras rassurants du Parti de l'Ordre.
La déclaration triomphante d'Alliot Marie au soir de l'arrestation de Julien Coupat : "Vous voyez, ça fait longtemps que je vous dis que ces mecs sont dangereux, mes hommes les surveillent depuis longtemps..." signe le forfait.
Exclusif: nous avions rencontré les épiciers de Tarnac
(Le Populaire - Michael Nicolas - 12/11/2008)
Il y a trois ans, en posant leurs valises sur le plateau, dans un hameau non loin de Tarnac, Gaëtan, 25 ans, et Benjamin, 30 ans, ne pensaient pas devenir commerçants.
La croissance à tout crin, ce n'est pas franchement leur truc. Lorsqu'ils ont débarqué avec une vingtaine de potes pour retaper une vieille ferme, les rumeurs ont d'ailleurs été bon train.
Et s'il s'agissait d'une secte ? « On n'est pas venu ici pour faire du fric » Ils n'ont toutefois pas tardé à trouver leur place dans la commune, allant jusqu'à racheter, le 1er octobre, le magasin général d'alimentation du bourg. « Je n'aurais jamais pensé me retrouver derrière un comptoir, être ainsi pris dans des rapports marchands », insiste Gaëtan ; « faire des journées pas possibles, des livraisons », ajoute Benjamin.
Car le magasin général n'est pas seulement la petite épicerie du village. Il fait aussi bar, tabac, restaurant ouvrier, station-service, et salle de spectacles. Ici, on ne veut pas faire les choses comme ailleurs. Ça tombe bien, le plateau n'est pas un lieu comme les autres.
Une autre proximité
Pour racheter l'endroit et conserver ses deux salariées (rejointes depuis par trois autres personnes à temps partiel), les trois gérants n'ont d'ailleurs pas fait appel aux banques. En plus de l'aide de leurs proches, ils ont émis des bons de souscription qui seront échangeables, à partir du 1er mai 2008, contre des produits vendus au magasin.
Plus de 150 habitants du village y ont participé. Il faut dire que tout le monde y trouve son compte. "Tout est parti de notre volonté de travailler là où on vit.", explique Gaëtan. Pour preuve, il est également devenu président du comité des fêtes.
Au travers du « magasin », il aspire à mettre en place une dynamique d'échange à rebours de ce que la société propose. Tout simplement faire passer la vie avant, sans forcément essayer de se faire passer pour un exemple. Une démarche plus compliquée qu'il n'y paraît, mais qui se met peu à peu en place avec le soutien des habitants dont beaucoup n'osent imaginer ce que serait devenue leur ville sans ce commerce qui prône une autre proximité.
http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/tulle/exclusif_nous_avions_rencontre_les_epiciers_de_tarnac@CARGNjFdJSsEEh8MAxw-.html
LES HABITANTS DE TARNAC, EN CORRÈZE, SOUTIENNENT LES INTERPELLÉ(E)S
«Terroristes? N'importe quoi!»
(Le Populaire.fr - 14/11/2008)
Au lendemain de l'opération policière en Haute-Corrèze, notre journal a rencontré des amis des jeunes gens interpellés. Et des habitants de la commune qui prennent leur défense...
« Terroristes, nous ? C'est du n'importe quoi. Croyez-moi, on ne pensait pas un jour être réveillés à 6 heures du matin, un flingue devant le visage.» Le ventre légèrement rebondi, Mélanie (*) nous accueille devant la ferme de Tarnac en Haute-Corrèze, où a eu lieu l'interpellation la veille de cinq de ses amis. « Encore déboussolée », cette jeune femme enceinte était présente quand les policiers de l'anti-terrorisme et ceux de la police judiciaire de Limoges ont débarqué dans la ferme. « Ils n'ont, j'en suis sûr, rien à voir avec ce qu'on leur reproche ».
"Absurdité"
A ses côtés, Cédric (*), 30 ans, vêtu d'un jean et d'un pull accepte de répondre à quelques questions. Il se dit musicien, donne un coup de main pour retaper la ferme, va bientôt aider à la construction d'appentis pour le bois. Pour lui ces interpellations sont « une absurdité totale. Les analogies avec l'ETA, ou Action Directe, c'est incroyable. Le gouvernement cherche à faire revivre des spectres enterrés depuis longtemps pour susciter la peur. » Le discours est politisé. Il le reconnaît. « Effectivement, notre idée de l'humanité ne correspond pas aux canons de la droite ! » lâche-t-il. Mais il assure que « le passage à l'acte est hors de question ».
Etonnamment, ce n'est pas ici, auprès des amis, que l'on entend les plus vives réactions. Mais dans le village. La plupart des habitants rencontrés hier étaient particulièrement remontés. Et n'hésitaient pas à prendre la défense des jeunes gens.
Comme Laurent, employé communal depuis 16 ans. « Vous ne les connaissez même pas et vous les jetez en pâture ! Les jeunes, nous on les connaît. Ils ont fait plein de choses pour notre village. On ne peut rien leur reprocher. Pour moi, c'est un coup médiatique du gouvernement. Ils n'ont jamais fait de mal à personne ici. Et certainement pas fait ce qu'on leur reproche!. »
(*) Les prénoms ont été modifiés
ARRÊT SUR IMAGES : LA MINISTRE ET LES "NIHILISTES"
(La gazette d'@rrêt sur images, n° 46)
A l'heure où je vous envoie cette gazette, personne ne sait de quoi sont vraiment coupables les neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté les caténaires de plusieurs lignes TGV. Mais depuis quelques jours, quel tohu-bohu autour de la "mouvance anarcho-autonome", et de ces « nihilistes potentiellement très violents » !
Faisant écho à la ministre de l'Intérieur Michelle Alliot-Marie, toutes les chaines de télévision nous ont bombardés d'images du "QG", dans lequel "le cerveau" et "ses lieutenants" fourbissaient leurs noirs desseins. Peut-être la police a-t-elle touché juste. Mais quelle ardeur générale, dans la fabrication d'un épouvantail médiatique, qui succède aux « barbus islamistes », ou aux « gangs ethniques » !
La plus belle perle de nos confrères est certainement cette "épicerie tapie dans l'ombre" d'un village de Corrèze. Selon France 2, la « mouvance » y avait trouvé refuge. Infos, intox et littérature ! Pour mieux comprendre, ne manquez pas notre émission de cette semaine. Deux journalistes (France Info et Le Parisien) nous racontent comment ils slaloment entre les vérités officielles. Ont-ils l'impression de se faire intoxiquer ? En tout cas, « l'affaire du RER D, on l'a tous en tête » disent-ils. Notre émission est à écouter ici Ses meilleurs moments sont là.
Ne manquez pas non plus le débat qui se développe à propos de la surveillance d'Internet, que souhaitent les ministres Darcos et Pécresse, et qui vise à « repérer les leaders d'opinion ». Le ministère veut-il "fliquer les professeurs", comme le dit Jack Lang, ou bien ne s'agit-il que d'une inoffensive revue de presse améliorée ? Nos abonnés sont partagés, et il est vrai que la question n'est pas simple, à l'heure où chacun s'exprime, parfois inconsidérément, sur Internet.
http://www.arretsurimages.net
Lundi 17 Novembre 2008
alterinfo
Délit de lire Jusqu'à nouvel ordre, et pour que l'amalgame soit clair avec les interpellés du 11 novembre, Echelle Inconnue change de sigle et portera désormais en logo « l'objet/preuve » de la haute technicité de la dangereuse ULTRAGAUCHEANARCHOAUTONOME, soit, un crochet en fer à béton soudé.
Délit de lire
(pour autre chose que se distraire)
Désormais nous n'utilisons plus de fers à béton.
Sabotage des TGV : manipulations et provocations DERNIERE MINUTE :
Nous venons d'apprendre que des neuf personnes mises en examen dans ce dossier, seuls Julien Coupat et sa compagne ont été maintenus en détention par la chambre de l'instruction de la cour d'appel.
On doit s'interroger sur l'incohérence révélée par ce traitement inégal.





