Depuis 24 heures 1 articles à la Une
Depuis 7 jours 1 articles notables
Réseau social
< 081121:1456 #22656# pager antisocial Une [5 min] socio13

Les sept années de croissance ininterrompue qu'ont connues les Etats-Unis n'ont profité qu'aux Américains les plus riches. La politique conservatrice de George W. Bush a creusé les inégalités et dégradé les conditions d'emploi." Les etats-unbis sortent de sept ans d'expansion continue et que par suite des politiques suivies en particulier par Bush, la société est totalement inégalitaire et la mobilité sociale a pratiquement disparu. Comme le notait le récent pris nobel d'économie Paul krugman dans un interview au magazine alternative économique (octobre 2008)"Les histoires de personnes sorties de la pauvreté et devenues riches sont très très rares. Il n'y a que 3 % des gens issus des 20 % les plus pauvres qui finissent leur vie parmi les 20 % les plus riches. Les Etats-Unis semblent même, dans la mesure où l'on peut mesurer ces choses, afficher le plus faible degré de mobilité sociale parmi les pays avancés." Dans une certaine mesure on peut dire que l'élection de barak Obama fait partie du rêve d'une société et ne correspond plus du tout à la réalité.
Ce qu'il faut comprendre c'est que non seulement c'est injuste socialement mais c'est là le frein principal à une reprise de l'économie, à une sortie de la crise. Les deux éléments, accroissement des inégalités, et donc aggravation de la crise économique déclanchée par la crise financière peut même déboucher classiquement par la solution fasciste ou comment imposer à une population une solution qui lui est nuisible tout en relançant l'économie au profit, par exemple du secteur militaro industriel.
"Bush a fait deux choses, dit l'économiste: Il a modifié le système fiscal dans un sens très régressif, avec de fortes baisses d'impôts sur les revenus les plus élevés, les dividendes et les gains en capital. Ce qui profite aux plus riches et a également réduit les fonds disponibles pour les politiques publiques d'aide aux plus démunis. On peut estimer que 35 % à 40 % des baisses d'impôts de Bush ont servi les revenus des personnes gagnant plus de 300 000 dollars par an, ce qui représente une redistribution importante en faveur de ceux qui sont pourtant le plus à même de payer des impôts. Le gouvernement Bush a par ailleurs accéléré la perte de pouvoir de négociation des salariés en réduisant fortement la possibilité de toute forme d'organisation syndicale."
C'est exactement la politique suivie par Sarkozy en France, et même s'il se présente en chamion de l'interventionnisme étatique, il n'y renonce pas: cadeaux aux riches, aide de l'Etat compris à fond perdu pour le capital, mais on poursuit le démantelement des protections sociales, de l'éducation, de la santé et on le fait dans le mépris de toute négociation syndicale.
Aux Etats-Unis, la politique de bush a donné les résultats que l'on sait, Un petit groupe a concentré entre ses mains une domination quasi totale sur les biens des autres, sur l'argent des autres, sur le travail des autres, sur la vie des autres. Pour beaucoup trop d'entre nous, la vie n'est plus libre, la liberté n'est plus réelle." ce diagnostic de Franklin Delano Roosevelt, en juin 1936,pourrait être celui des Etats-unis tels que les laisse Bush, mais à l'époque les Etats-Unis vivaient les conséquence de la crise de 1929. Alors que les Etats-Unis viennent de connaîtyre un cycle d'expan,sion ininterrompue.Et ces résultats sont les mêmes dans tous les pays de l'OCDE, la période d'expansion de l'économie, les sept ans de vache grasse, laissent une situation désastreuse sur la plan social de l'immense majorité. Les chiffres de l'OCDE témoignent du fait que la meilleure résistance est dans une égalité plus grande, et le modèle français si décrié ne donne pas de si mauvais résultats. Ce modèle français où les inégalités ont été paertiellement compensées par un sytème de protection sociale est le résultat des luttes qui l'ont obtenu, et qui ont pied à pied tenté de le remettre en cause.
Aujourd'hui comme le note encore paul Krugman dans le même interview, la seule manière pour lutter contre la crise aux Etats-Unis serait de lutter contre cette formidable inégalité: "Il faut d'abord mettre en place un système d'assurance maladie couvrant toute la population. Tous les autres pays avancés en ont un. Et l'absence de couverture sociale représente l'une des premières causes des inégalités et de la perte de mobilité sociale. Ensuite, il faut mettre en place un meilleur système éducatif, ce qui passe par des réformes, mais réclame également de nouvelles dépenses. Enfin, il faut accroître le pouvoir de négociation des salariés, en facilitant la formation de syndicats. Le déclin du mouvement syndical n'est pas le fait d'une tendance irrésistible de long terme: près de la moitié de la perte de pouvoir des syndicats a eu lieu pendant l'ère Reagan."
ce qu'il faut comprendre c'est qu'aucun plan de relance, auxcun cadeau aux entreprises ne peut fonctionner s'il ne s'assortit pas dans le même temps d'une lutte contre les inégalités et de la perte de la mobilité sociale, en particulier à travers non pas seulement la consommation et les salaires, mais les éléments de sécurité en matière de santé, d'éducation.
C'est ce que la Chine avec son programme ambitieux de relance a parfaitement compris, puisque ce programme combine création d'infrastructures et réduction drastique des inégalités en étendant la sécurité sociale à des populations mal ou peu couvertes comme les ruraux ou les travailleurs migrants.
Alors que Sarkozy est en train de poursuivre dans la logique qui a été celle de Bush. La seule chance de la france est que se réveille un puissant mouvement revendicatif de défense du service public autant que de l'emploi et des salaires.
Il est clair que jamais le capital tel qu'il est ne prendra les mesures qui s'imposent y compris pour le sauver, il préfera la guerre, imposer à d'autres peuples, comme aux travailleurs des solutions criminelles, le système politique ne paraît même pas en état d'imposer ce qui ménerait à sa propre survie, laisser aux travailleurs-consommateurs les moyens de consommer, il engendre de ce fait les trés classiques crises de surproduction analysées en son temps par Marx et contre lesquelles les politiques de keynes ont prétendu lutter.
ce qui s'est passé au G 20, les mesures prises par sarkozy et dans toute l'Union européenne, ne prétendent à rien d'autre que de donner à fond perdu aux mêmes en continuant la pression sur le Tiers monde et sur les salariés. Donc ils ne peuvent qu'engendrer guerre, répression, destruction pour les peuples.
Danielle Bleitrach
socio13





