Q

documentaires


La presse française continue à dévoiler les détails des dernières heures de la vie de Mohamed Merah, accusé d'avoir tué sept personnes dans ce qui est appelé l'affaire de Toulouse, en mars dernier. Les dernières informations dans cette affaire révèlent que le jeune français, d'origine algérienne, projetait de s'attaquer à l'ambassade indienne à Paris, ainsi qu'à des personnalités médiatiques françaises, rapporte le journal algérien elkhabar.com.

Des informations et documents ont filtré au cours de la dernière période prouvant la coopération entre les renseignements généraux et Mohamed Merah. Des informations obtenues par la presse française auprès de la police de la circulation, selon lesquelles le jeune Merah a été arrêté en 2007 pour infraction au code de la route, chose qui a incité la police à rechercher son nom dans sa banque de données. Les agents ont dit avoir été surpris des consignes les appelant "à ne pas déranger la personne arrêtée, et à ne pas susciter du bruit autour de lui". Les deux policiers l'ayant arrêté ont exécuté les consignes après avoir appris que la personne concernée est du renseignement et coopère avec la sécurité française.

Ces révélations confirment les suspicions des familles des victimes de Mohamed Merah, qui ont demandé aux juges chargés de l'affaire, de lever le secret sur tous les dossiers et les enregistrements liés à Merah. Elles prouvent également que les appareils sécuritaires ont été au courant de l'activité et des agissements de Mohamed Merah.

Les parties ayant soutenu Merah considèrent néanmoins qu'il a été victime de complicité des renseignements français qui l'ont exploité dans l'infiltration des groupes intégristes, sans qu'il n'y soit préparé, ce qui l'a amené à adopter les idées de ces groupes.

Les juges d'instruction ont demandé, jeudi dernier, de lever le secret sur tous les dossiers pour déterminer la responsabilité des renseignements français, et le directeur des renseignements généraux dans l'affaire de Toulouse, étant donné qu'ils disposaient d'informations, et qu'ils étaient capables d'arrêter Merah avant qu'il ne commette le crime qui lui est imputé.

La maison d'édition Laffont se propose de publier un livre sur l'affaire Merah sous forme d'une enquête, à la mi-juin, relatant l'exploitation des renseignements généraux de Mohamed Merah.

Ceci étant, l'avocate mandatée par la famille Merah s'est rendue en France pour déposer une plainte contre les unités d'élite française, accusées d'avoir liquidé Merah. Cette plainte sera déposée lundi, selon le père de Mohamed Merah.

http://www.gnet.tn

alterinfo.net

q commentaire


articles enfants ordre chronologique

par Lila Ghali

La presse n'a fait aucune investigation, se contentant de prendre pour argent comptant la version officielle. Or, il sautait aux yeux que Mohamed Merah avait été manipulé par les services de renseignements français. L'infiltration de groupes, incriminée dans cet article, est une pratique courante, tout particulièrement en France, aux États-Unis, en Grande Bretagne, en Allemagne. On incite des jeunes, qui ignorent tout des pratiques de la "stratégie de tension", à préparer des actions criminelles ; ceux qui les y poussent sont des agents des services de renseignements ; on appelle cela "opération sous faux drapeau".

Al Manar

Près de trois mois après la série de meurtres commis dans la région de Toulouse-Montauban, les interrogations se multiplient.

Alors que les juges d'instruction viennent de demander auprès du gouvernement la levée du secret-défense, un livre à paraître le 14 juin révèle de nouveaux éléments à propos de l'enquête relative aux crimes imputés à Mohamed Merah.

Deux journalistes de l'Express, Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, rapportent ce qui constitue, à leurs yeux, un "mystère" qui "demeure entier" : la police judiciaire a découvert le 21 mars un document inattendu dans un local loué par l'homme encerclé alors par le RAID.