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Zele au CHU ou jusqu’où allons nous tolérer ?
< 071023:2032 fascisme Une 11 min 1 tracks rss
l’événement du week-end pour moi, le haut-le-coeur qui ne passe pas, c’est d’avoir écouté Aline Pailler sur France Culture dans l’émission « Jusqu’à la lune et retour ». Avant de lancer le thème de l’émission, elle révélait avec tristesse ces faits ahurissants : A Limoges, un procureur du tribunal aurait demandé un examen d’âge au CHU, où le ou les médecins n’auraient pas mesuré leur excès de zèle si bien qu’ils auraient fait déshabiller deux jeunes africaines sans-papiers pour procéder à une description détaillée de leur sytème pileux des aisselles et du pubis, ainsi que de l’aréole des seins. On a honte de rapporter ces détails. On a honte d’imaginer l’humiliation et le viol psychique subi par ces jeunes filles mineures. On a honte de constater la violation flagrante des réglementations internationales protégeant l’intégrité des enfants. On a honte enfin de vivre dans un pays bien décidé à se faire détester dans tous les continents.
Info transmise par Jacques Richaud et commentaires de Danielle Bleitrach
Publié 23 octobre 2007 La France , solidarité
Si vous ne me croyez pas, vous pouvez écouter Aline Pailler (début de l’émission du 20 octobre, minutes 3 à 7 environ.)
radiofrance
Demain peut-être recevrons nous en nos laboratoires des demandes d’analyse ADN dont le résultat devra être transmis au nouveau ministère de l’immigration et de l’identité nationale…Que faisons nous pour nous préparer à refuser collectivement cette démarche et assurer ceux qui en recevraient “l’injonction” de notre soutien collectif au nom de notre éthique?
Que s’est-il exactement passé à Limoges entre l’injonction d’un procureur et la complaisante attitude de nos confrères ici décrite? (Ci dessous et lien avec FranceCulture)
Mesurons nous tous la nature de ces faits et la signification profonde de notre consentement à les réaliser ou les tolérer?
Je crois urgent que la profession tout entière se tourne vers les hontes de son passé pour refuser demain le pire que certains attendent d’elle…En octobre 1940 la première mission confiée à l’Ordre des médecins alors créé fut “l’aryanisation” de la profession qui fut éffectuée avec zèle…Deux des “fusillés” qui entouraient Guy Moquêt étaient des médecins, les docteurs Maurice Ténine agé de 34 ans et Antoine Pesque agé de 55 ans, arrêtés le premier le 16 février 1941 et le second dés le 2 octobre 1940…Dans le silence profond d’une profession qui s’est abstenue d’honorer leur mémoire…Il fut un temps ou la “résistance” était bien plus périlleuse; d’où nous vient cette immense lacheté collective qui se dessine ?
commentaires de Danielle Bleitrach
J’ai publié en une ce texte de Jacques Richaud parce que depuis le début c’est la manière dont dans ce blog je souhaitais prendre la lecture du texte de Guy Môquet. Par contre je dois dire certains enseignants qui ont refusé de lire la lettre avec des pinaillages pseudo-théoriques sur l’histoire m’ont gonflée, ce que j’entendais dans leur argutie était un anti-communisme grossier, voir un libéralisme libertaire prêt à laisser l’idée de patrie à la droite et à l’extrême-droite.
Exécrable cette confusion entre la recherche historique et sa nécessaire indépendance et un corps d’enseignants du primaire et du secondaire qui se définissaient comme propriétaires d’un savoir historique, de sa diffusion dans les collèges et les lycées. Ils avaient simplement oublié comment l’histoire s’est développée en France, dans le sillage de la défense de la République, ils avaient oublié la formation citoyenne qui depuis la Polis grecque fait partie de l’éducation, ils étaient prêts à laisser tout ça à Sarkozy et à Le Pen… Il avaient oublié Michelet, Marc Bloch, Soboul et mon maître Georges Duby… Je me souviens des cours passionné de ce dernier, ses analyses de la création de la France autour de l’événement de la bataille de Bouvine. La troisième république a eu besoin de ses instituteurs, des hussards noirs de la république, et l’histoire était le moyen de mener le dernier assaut contre la féodalité…
Je retrouvais bien à travers ce débat sur la lettre de Guy Moquet ce qui m’a rendu folle avec l’affaire du voile, l’art de certains enseignants de s’emparer du secondaire en oubliant l’objectif. Nous étions en général à la veille d’une grève, il s’agissait de défendre la démocratisation de l’école, notre vocation, c’était sous un gouvernement socialiste ou de droite peu importe…. Le fait est qu’ il suffisait de trouver un directeur d’école trés petit père Combes anti-clérical, socialiste de préférence, à ce moment là deux jeunes filles, en général fille d’un employé de l’ambassade du Maroc à qui on avait demandé ce petit service, refusaient de se dévoiler et c’était parti, les médias sed mobilisaient, oublié la grève… Le leurre fonctionnait à merveille…
La semaine dernière il y a eu partout des grèves d’enseignants, mais personne n’en a parlé, en revanche toute publicité a été faite autour du refus de lire la lettre de Guy Moquet.
Par contre, il était juste premièrement de contextualiser Guy Moquet et deuxiémement d’actualiser les valeurs pour lesquelles il s’était battu, un patriotisme mais aussi un internationalisme, le communisme.
Donc voici également la lettre d’un ancien résistant léon Landini prononcé le 21 octobre à Chateaubriant qui rappelle tout cela et en même temps se situe bien dans la logique de l’indignation contre le zèle du CHU ou devant la poursuite d’enfants clandestins.
Ayant dit cela, et ayant de ce fait manifesté ma volonté de rester sur l’essentiel et de refuser les leurres que l’on ne cesse de nous tendre je penx également dire mon accord sur le fond avec la position de Léon Landini reproduite ci-dessous et j’aurais souhaité entendre plus la parole d’anciens résistants communistes et un peu moins les bavardages médiatiques ou leurs échos chez des enseignants qui cèdent à tous les leurres.
Déclaration faite à la presse par Léon Landini le dimanche 21 octobre à Châteaubriant
Les vingt sept fusillés, assassinés une deuxième fois
Au moment où Nicolas Sarkozy impose une politique antisociale d’une rare violence dans le but de détruire tout l’héritage du programme du Conseil National de la Résistance, il instrumentalise la mémoire de Guy Moquet en utilisant le symbole de sa jeunesse, de son image, en gommant son engagement et ses convictions de jeune communiste, il cherche ainsi à justifier ses attaques contre tous les acquis populaires.
C’est un véritable déni de mémoire, qui tend à effacer les valeurs et les conquêtes républicaines, laïques, sociales, progressistes qui de 1789 à la commune, des lois de 1905 à 1936 et de la libération aux luttes de la moitié du XXè siècle, marquèrent notre pays.
En mettant en évidence la lettre de Guy Moquet, Sarkozy tente d’utiliser la mémoire de nos 27 camarades à d’autres fins que celles pour lesquelles ils ont accepté de faire le sacrifice de leurs vies, il est certain que s’ils avaient pu lui répondre, ils lui auraient dit : « non ! Pas ça, pas vous ! Militants communistes nous sommes morts pour la France, mais animés par un idéal qui avait été notre raison de vivre et de combattre. »
Non ! Sarkozy, n’a pas le droit d’exploiter pour de basses raisons politiciennes, la mémoire de notre camarade et de ses 26 compagnons d’infortune, c’est un homme de droite, à l’idéologie fascisante et le représentant de tous ceux, que les fusillés de Châteaubriant ont combattu avant de mourir.
Ancien FTP-MOI d’origine italienne, au nom de mes camarades anciens résistants, je refuse avec force, que le sacrifice de ces héros puisse servir d’alibi au répugnant rapprochement du chef de notre pays avec l’extrême droite française et italienne.
(Le Pen ne l’a-t-il pas chaleureusement félicité pour sa politique violemment anti-immigrée ?
Et Gianfranco Fini, le chef du parti post-fasciste italien « Alleanza nationale » n’a-t-il pas préfacé la traduction italienne de son livre « témoignage » avec l’aide d’Alessandra Mussolini ?
C’est le sieur Gianfranco Fini qui demande l’interdiction de tous les partis communistes d’Europe, dont certains, notamment à l’Est, sont déjà réprimés, persécutés ou interdits par les pouvoirs qui ont le culot de se prétendre « anti-totalitaire)
C’est pour cela, que nous, les frères de combat des 27 fusillés, interdisons à Sarkozy et aux siens, d’exploiter le nom de notre respecté camarade, au profit d’une politique antinationale, antisociale et fascisante, qui est aux antipodes de l’engagement de Guy Môquet et de celui de son père, le député communiste Prosper Môquet, emprisonné comme tel, pendant toute la guerre.
Qu’un hommage national de grande ampleur soit enfin rendu à Guy Môquet et à ses camarades militants communistes, tombés dans la lutte contre le fascisme et le nazisme, est un devoir de mémoire dont les représentants officiels de la République française auraient dû s’acquitter depuis longtemps, tant les communistes ont joué un rôle structurant dans la Résistance antifasciste, pour la libération et surtout pour l’indépendance de notre pays.
C’est une des raisons pour laquelle nous ne tolèrerons pas que soit méprisé le refus de la constitution européenne, clairement exprimé par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005, en essayant comme Sarkosy le fait en ce moment même, de nous imposer un nouveau traité constitutionnel, au nom d’une prétendue souveraineté du Président de la République.
Seul le peuple est souverain.
La volonté du gouvernement de réduire à néant tous les acquis de la Résistance a été clairement démontrée par Denis Kessler, ancien N° 2 du MEDEF, très proche de Sarkozy et qui a déclaré dans le magazine « Challenges » du 4 octobre dernier.
Je le cite : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie…. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »
Une pareille déclaration, alors que la vie pour les gens modestes devient de plus en plus difficile, relève de l’offense et de la provocation.
Les anciens résistants, dans leur écrasante majorité, ne laisseront pas sans réagir, mettre en pièce le programme du Conseil National de la Résistance, dont la lecture démontre qu’il est toujours d’une brûlante actualité.
Nous ne laisserons pas détruire tous les bienfaits de la Libération. Bienfaits liés à l’œuvre des ministres communistes, qui de 1944 à 1947 donnèrent en France, la Sécurité Sociale, les conventions collectives, les comités d’entreprises, le statut des mineurs et le statut des fonctionnaires, la nationalisation des charbonnages de France, etc…
Après la libération et pendant de longues années ce sont essentiellement les communistes qui se sont attachés à pérenniser ces acquis, ainsi que la mémoire de leurs camarades disparus dans la tourmente, comme le démontre la photo présentée ci-devant, photo qui rappelle une cérémonie commémorative qui a eu lieu à Châteaubriant dans les années 1950.
Sans notre présence et les centaines de drapeaux rouges (dans lesquels Guy et ses camarades auraient souhaité être ensevelis), sans le combat incessant que nous avons mené, destiné à préserver leur mémoire afin que leur sacrifice ne soit pas oublié, il n’y aurait probablement plus de cérémonies commémoratives en cet endroit.
Lorsque Touya lieutenant de la gendarmerie française a fait l’appel des condamnés à mort, le docteur Ténine condamné lui aussi à être fusillé, est intervenu en disant : « Vous devriez avoir honte de fusiller un garçon si jeune » c’est alors que Guy a répondu : « Mais je suis aussi communiste que toi ! »
Il est indispensable de pas oublier, que c’est le gouvernement de Pétain et de ses sbires qui pourchassant les communistes les ont arrêtés et que ce sont des militaires français qui les gardaient et qui les ont remis aux nazis pour être fusillés.
Fait exceptionnel (et probablement unique) les otages de Châteaubriant ont été nominativement désignés par Pucheux ministre de la justice de l’époque.
Ce choix n’était pas bénin, il s’agissait bien de faire disparaître les principaux responsables communistes et syndicalistes qui se trouvaient emprisonnés en ces lieux.
Et voici que depuis 1998, les organisateurs de ces manifestations commémoratives ont fait d’autres choix que ceux initialement prévus.
Sous prétexte d’hommage officiel rendu par l’armée, l’entrée de la clairière est refusé aux drapeaux rouges portés par ceux, qui n’ont rien oublié et qui se heurtent à un service d’ordre musclé, renforcé par la gendarmerie.
Si les drapeaux rouges sont interdits, par contre celui de l’Europe impérialiste flotte allègrement à l’entrée de la carrière.
A qui fera-t-on croire que nos morts seraient satisfaits de les voir aujourd’hui utilisés à de toutes autres fins que celles pour lesquelles ils ont été pris en otages et exécutés.
Il ne devrait être au pouvoir de personne d’interdire l’entrée du drapeau rouge des travailleurs, fraternellement uni au drapeau tricolore des Jacobins.
Je voudrais rappeler qu’en région lyonnaise, au maquis FTP-MOI auquel j’étais rattaché, les deux drapeaux flottaient côte à côte.
Pour conclure je voudrais vous lire quelques lignes de la dernière lettre que Gabriel Pèri à écrit le 7 mars 1942 quelques heures avant d’être fusillé.
C’est à dire 4 mois après ceux de Châteaubriant.
Cette lettre aurait très bien pu être écrite par Guy ou par un de ses camarades tant ces termes leur conviennent.
Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l’idéal de toute ma vie.
Que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que la France vive.
Je fais une dernière fois mon examen de conscience. Il est très positif.
C’est cela que je voudrais que vous répétiez autour de vous.
J’irai dans la même voie si j’avais à recommencer
Je vais préparer tout à l’heure des lendemains qui chantent.
Je me sens très fort pour affronter la mort. Adieu et que vive la France.
Je vous remercie de votre attention et vous invite à un débat ouvert et sincère.
Choisi pour vous par : Medias-Mensonges-Désinformation
socio13
Info transmise par Jacques Richaud et commentaires de Danielle Bleitrach
Publié 23 octobre 2007 La France , solidarité
Si vous ne me croyez pas, vous pouvez écouter Aline Pailler (début de l’émission du 20 octobre, minutes 3 à 7 environ.)
radiofrance
Demain peut-être recevrons nous en nos laboratoires des demandes d’analyse ADN dont le résultat devra être transmis au nouveau ministère de l’immigration et de l’identité nationale…Que faisons nous pour nous préparer à refuser collectivement cette démarche et assurer ceux qui en recevraient “l’injonction” de notre soutien collectif au nom de notre éthique?
Que s’est-il exactement passé à Limoges entre l’injonction d’un procureur et la complaisante attitude de nos confrères ici décrite? (Ci dessous et lien avec FranceCulture)
Mesurons nous tous la nature de ces faits et la signification profonde de notre consentement à les réaliser ou les tolérer?
Je crois urgent que la profession tout entière se tourne vers les hontes de son passé pour refuser demain le pire que certains attendent d’elle…En octobre 1940 la première mission confiée à l’Ordre des médecins alors créé fut “l’aryanisation” de la profession qui fut éffectuée avec zèle…Deux des “fusillés” qui entouraient Guy Moquêt étaient des médecins, les docteurs Maurice Ténine agé de 34 ans et Antoine Pesque agé de 55 ans, arrêtés le premier le 16 février 1941 et le second dés le 2 octobre 1940…Dans le silence profond d’une profession qui s’est abstenue d’honorer leur mémoire…Il fut un temps ou la “résistance” était bien plus périlleuse; d’où nous vient cette immense lacheté collective qui se dessine ?
commentaires de Danielle Bleitrach
J’ai publié en une ce texte de Jacques Richaud parce que depuis le début c’est la manière dont dans ce blog je souhaitais prendre la lecture du texte de Guy Môquet. Par contre je dois dire certains enseignants qui ont refusé de lire la lettre avec des pinaillages pseudo-théoriques sur l’histoire m’ont gonflée, ce que j’entendais dans leur argutie était un anti-communisme grossier, voir un libéralisme libertaire prêt à laisser l’idée de patrie à la droite et à l’extrême-droite.
Exécrable cette confusion entre la recherche historique et sa nécessaire indépendance et un corps d’enseignants du primaire et du secondaire qui se définissaient comme propriétaires d’un savoir historique, de sa diffusion dans les collèges et les lycées. Ils avaient simplement oublié comment l’histoire s’est développée en France, dans le sillage de la défense de la République, ils avaient oublié la formation citoyenne qui depuis la Polis grecque fait partie de l’éducation, ils étaient prêts à laisser tout ça à Sarkozy et à Le Pen… Il avaient oublié Michelet, Marc Bloch, Soboul et mon maître Georges Duby… Je me souviens des cours passionné de ce dernier, ses analyses de la création de la France autour de l’événement de la bataille de Bouvine. La troisième république a eu besoin de ses instituteurs, des hussards noirs de la république, et l’histoire était le moyen de mener le dernier assaut contre la féodalité…
Je retrouvais bien à travers ce débat sur la lettre de Guy Moquet ce qui m’a rendu folle avec l’affaire du voile, l’art de certains enseignants de s’emparer du secondaire en oubliant l’objectif. Nous étions en général à la veille d’une grève, il s’agissait de défendre la démocratisation de l’école, notre vocation, c’était sous un gouvernement socialiste ou de droite peu importe…. Le fait est qu’ il suffisait de trouver un directeur d’école trés petit père Combes anti-clérical, socialiste de préférence, à ce moment là deux jeunes filles, en général fille d’un employé de l’ambassade du Maroc à qui on avait demandé ce petit service, refusaient de se dévoiler et c’était parti, les médias sed mobilisaient, oublié la grève… Le leurre fonctionnait à merveille…
La semaine dernière il y a eu partout des grèves d’enseignants, mais personne n’en a parlé, en revanche toute publicité a été faite autour du refus de lire la lettre de Guy Moquet.
Par contre, il était juste premièrement de contextualiser Guy Moquet et deuxiémement d’actualiser les valeurs pour lesquelles il s’était battu, un patriotisme mais aussi un internationalisme, le communisme.
Donc voici également la lettre d’un ancien résistant léon Landini prononcé le 21 octobre à Chateaubriant qui rappelle tout cela et en même temps se situe bien dans la logique de l’indignation contre le zèle du CHU ou devant la poursuite d’enfants clandestins.
Ayant dit cela, et ayant de ce fait manifesté ma volonté de rester sur l’essentiel et de refuser les leurres que l’on ne cesse de nous tendre je penx également dire mon accord sur le fond avec la position de Léon Landini reproduite ci-dessous et j’aurais souhaité entendre plus la parole d’anciens résistants communistes et un peu moins les bavardages médiatiques ou leurs échos chez des enseignants qui cèdent à tous les leurres.
Déclaration faite à la presse par Léon Landini le dimanche 21 octobre à Châteaubriant
Les vingt sept fusillés, assassinés une deuxième fois
Au moment où Nicolas Sarkozy impose une politique antisociale d’une rare violence dans le but de détruire tout l’héritage du programme du Conseil National de la Résistance, il instrumentalise la mémoire de Guy Moquet en utilisant le symbole de sa jeunesse, de son image, en gommant son engagement et ses convictions de jeune communiste, il cherche ainsi à justifier ses attaques contre tous les acquis populaires.
C’est un véritable déni de mémoire, qui tend à effacer les valeurs et les conquêtes républicaines, laïques, sociales, progressistes qui de 1789 à la commune, des lois de 1905 à 1936 et de la libération aux luttes de la moitié du XXè siècle, marquèrent notre pays.
En mettant en évidence la lettre de Guy Moquet, Sarkozy tente d’utiliser la mémoire de nos 27 camarades à d’autres fins que celles pour lesquelles ils ont accepté de faire le sacrifice de leurs vies, il est certain que s’ils avaient pu lui répondre, ils lui auraient dit : « non ! Pas ça, pas vous ! Militants communistes nous sommes morts pour la France, mais animés par un idéal qui avait été notre raison de vivre et de combattre. »
Non ! Sarkozy, n’a pas le droit d’exploiter pour de basses raisons politiciennes, la mémoire de notre camarade et de ses 26 compagnons d’infortune, c’est un homme de droite, à l’idéologie fascisante et le représentant de tous ceux, que les fusillés de Châteaubriant ont combattu avant de mourir.
Ancien FTP-MOI d’origine italienne, au nom de mes camarades anciens résistants, je refuse avec force, que le sacrifice de ces héros puisse servir d’alibi au répugnant rapprochement du chef de notre pays avec l’extrême droite française et italienne.
(Le Pen ne l’a-t-il pas chaleureusement félicité pour sa politique violemment anti-immigrée ?
Et Gianfranco Fini, le chef du parti post-fasciste italien « Alleanza nationale » n’a-t-il pas préfacé la traduction italienne de son livre « témoignage » avec l’aide d’Alessandra Mussolini ?
C’est le sieur Gianfranco Fini qui demande l’interdiction de tous les partis communistes d’Europe, dont certains, notamment à l’Est, sont déjà réprimés, persécutés ou interdits par les pouvoirs qui ont le culot de se prétendre « anti-totalitaire)
C’est pour cela, que nous, les frères de combat des 27 fusillés, interdisons à Sarkozy et aux siens, d’exploiter le nom de notre respecté camarade, au profit d’une politique antinationale, antisociale et fascisante, qui est aux antipodes de l’engagement de Guy Môquet et de celui de son père, le député communiste Prosper Môquet, emprisonné comme tel, pendant toute la guerre.
Qu’un hommage national de grande ampleur soit enfin rendu à Guy Môquet et à ses camarades militants communistes, tombés dans la lutte contre le fascisme et le nazisme, est un devoir de mémoire dont les représentants officiels de la République française auraient dû s’acquitter depuis longtemps, tant les communistes ont joué un rôle structurant dans la Résistance antifasciste, pour la libération et surtout pour l’indépendance de notre pays.
C’est une des raisons pour laquelle nous ne tolèrerons pas que soit méprisé le refus de la constitution européenne, clairement exprimé par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005, en essayant comme Sarkosy le fait en ce moment même, de nous imposer un nouveau traité constitutionnel, au nom d’une prétendue souveraineté du Président de la République.
Seul le peuple est souverain.
La volonté du gouvernement de réduire à néant tous les acquis de la Résistance a été clairement démontrée par Denis Kessler, ancien N° 2 du MEDEF, très proche de Sarkozy et qui a déclaré dans le magazine « Challenges » du 4 octobre dernier.
Je le cite : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie…. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »
Une pareille déclaration, alors que la vie pour les gens modestes devient de plus en plus difficile, relève de l’offense et de la provocation.
Les anciens résistants, dans leur écrasante majorité, ne laisseront pas sans réagir, mettre en pièce le programme du Conseil National de la Résistance, dont la lecture démontre qu’il est toujours d’une brûlante actualité.
Nous ne laisserons pas détruire tous les bienfaits de la Libération. Bienfaits liés à l’œuvre des ministres communistes, qui de 1944 à 1947 donnèrent en France, la Sécurité Sociale, les conventions collectives, les comités d’entreprises, le statut des mineurs et le statut des fonctionnaires, la nationalisation des charbonnages de France, etc…
Après la libération et pendant de longues années ce sont essentiellement les communistes qui se sont attachés à pérenniser ces acquis, ainsi que la mémoire de leurs camarades disparus dans la tourmente, comme le démontre la photo présentée ci-devant, photo qui rappelle une cérémonie commémorative qui a eu lieu à Châteaubriant dans les années 1950.
Sans notre présence et les centaines de drapeaux rouges (dans lesquels Guy et ses camarades auraient souhaité être ensevelis), sans le combat incessant que nous avons mené, destiné à préserver leur mémoire afin que leur sacrifice ne soit pas oublié, il n’y aurait probablement plus de cérémonies commémoratives en cet endroit.
Lorsque Touya lieutenant de la gendarmerie française a fait l’appel des condamnés à mort, le docteur Ténine condamné lui aussi à être fusillé, est intervenu en disant : « Vous devriez avoir honte de fusiller un garçon si jeune » c’est alors que Guy a répondu : « Mais je suis aussi communiste que toi ! »
Il est indispensable de pas oublier, que c’est le gouvernement de Pétain et de ses sbires qui pourchassant les communistes les ont arrêtés et que ce sont des militaires français qui les gardaient et qui les ont remis aux nazis pour être fusillés.
Fait exceptionnel (et probablement unique) les otages de Châteaubriant ont été nominativement désignés par Pucheux ministre de la justice de l’époque.
Ce choix n’était pas bénin, il s’agissait bien de faire disparaître les principaux responsables communistes et syndicalistes qui se trouvaient emprisonnés en ces lieux.
Et voici que depuis 1998, les organisateurs de ces manifestations commémoratives ont fait d’autres choix que ceux initialement prévus.
Sous prétexte d’hommage officiel rendu par l’armée, l’entrée de la clairière est refusé aux drapeaux rouges portés par ceux, qui n’ont rien oublié et qui se heurtent à un service d’ordre musclé, renforcé par la gendarmerie.
Si les drapeaux rouges sont interdits, par contre celui de l’Europe impérialiste flotte allègrement à l’entrée de la carrière.
A qui fera-t-on croire que nos morts seraient satisfaits de les voir aujourd’hui utilisés à de toutes autres fins que celles pour lesquelles ils ont été pris en otages et exécutés.
Il ne devrait être au pouvoir de personne d’interdire l’entrée du drapeau rouge des travailleurs, fraternellement uni au drapeau tricolore des Jacobins.
Je voudrais rappeler qu’en région lyonnaise, au maquis FTP-MOI auquel j’étais rattaché, les deux drapeaux flottaient côte à côte.
Pour conclure je voudrais vous lire quelques lignes de la dernière lettre que Gabriel Pèri à écrit le 7 mars 1942 quelques heures avant d’être fusillé.
C’est à dire 4 mois après ceux de Châteaubriant.
Cette lettre aurait très bien pu être écrite par Guy ou par un de ses camarades tant ces termes leur conviennent.
Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l’idéal de toute ma vie.
Que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que la France vive.
Je fais une dernière fois mon examen de conscience. Il est très positif.
C’est cela que je voudrais que vous répétiez autour de vous.
J’irai dans la même voie si j’avais à recommencer
Je vais préparer tout à l’heure des lendemains qui chantent.
Je me sens très fort pour affronter la mort. Adieu et que vive la France.
Je vous remercie de votre attention et vous invite à un débat ouvert et sincère.
Choisi pour vous par : Medias-Mensonges-Désinformation
socio13
