
Rosa LLORENS
Dans une interview accordée au magazine Trois couleurs, Ken Loach observe qu'il parle de son film au moment où se déroulent les funérailles de Thatcher ; on peut y voir une justice poétique : elle finit sous le regard caustique de son adversaire. Dans le film, cela donne une malice de montage vengeresse : un ancien mineur dénonce la violence et l'acharnement des policiers contre les manifestants et demande : "mais qui, qui donnait ces ordres ?".

Frédéric Strauss - Télérama
Avec "Omar", Hany Abu-Assad retrouve le filon de ses débuts : suspense et réflexion, effets de cinéma et politique. Un numéro d'équilibriste bien tenu.
Omar de Hany Abu-Assad.
Etonnant cinéaste, Hany Abu-Assad. Très doué et pourtant encore à la recherche d'une reconnaissance, d'une carrière. On avait un peu perdu de vue ce Palestinien (né à Nazareth en 1961) depuis Paradise Now (2005), film-choc sur des kamikazes partis se faire exploser dans des bus israéliens et soudain freinés dans leur élan, hésitant alors que le compte-à-rebours des bombes est lancé.